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Pauvre saut que je suis

par Doright Ofbut

À Gab.

Pauvre saut que je suis, pauvre de moi, je ne suis que mouvement. Sous l’impulsion du moment, je monte légèrement et puis redescends, tombe et prends de la vitesse. Mon état n’existe pas car si l’on me fixe, on me réduit, voire on m’anéantit à ce que je ne suis plus, je n’ai plus de goût, je n’ai plus d’essence.

Je suis pourtant la seule vérité, l’objet dynamique, je suis être-au-monde, on ne peut m’entrevoir, me percevoir furtivement que si l’on doute de soi, et de moi. Si l’on me croit, je fuis déjà, je ne suis plus là.

D’un saut, je suis puissance de la volonté, mais qui me veut, à qui suis-je le saut de ? De quoi, d’où, d’un tremplin, d’une falaise, d’un malaise ? Ne suis-je qu’une réaction vers la mort ou un devenir plus fort ? Suis-je le mouvement du Surhomme ?

Gab, Surhomme, deviens mouvement, étrangement dérangeant, actif dans la critique des prétentions du sujet moral. L’homme sensible qui doute saute à tout moment.

Pauvre saut que je suis, tu disais.






N.B. Cet article fait référence à la huitième commentation de Je tu il nouvelles.

Doright vit dans un réseau chaotique, où chaque lien est clair entre des éléments flous. Il tente la perspective, ce qui l'empêche d'être au centre. Enfin, sa vie a changé quand il s'est acheté un lave-vaisselle. Pour en savoir un peu plus et voir mes photos. Dernières publications : PM10, PM07 et PM01. Voir tous les articles par Doright Ofbut

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