Il doit bien y avoir une absolution à mes problèmes.
Mais j’ai beau calculer, j’arrive à rien.
Beau recalculer j’arrive au même.
Sans toi c’est plus pareil.
Il manque des saisons à mon année.
Il manque des raisons à mon réveil.
Je le sais, j’ai le choix : j’ai choisi de vivre.
En attendant mon tour à la pige.
Je demande pas le ciel, c’est trop tôt.
Je demande la lune : c’est plus beau.
Habilite-moi,
Dans ton orbite.
Fais monter ma valeur que je m’exporte.
Toute suite, vers toi,
Vers où t’habites.
Montre-moi ton chemin, je te suis.
Tu camino, yo te soy.
T’es une lumière dans mon sous-sol.
Comme une luciole quand je suis seul.
Même si je te vois moins bien sous le soleil,
À la brunante, tu reprends ton vol.
Fais-moi confiance que je me sente quelqu’un (d’autre?)…
Laisse-moi faire, voir si ça donne ket’chose.
Je suis juste jaloux des autres.
Des autres qui me jalousent.
T’étais une vie devant moi, qui vois mal de loin.
Maintenant j’me vois mal revenir tellement que c’est rendu loin.
Mais l’envie de te revoir me prend,
Les souvenirs de toi me hantent.
Que la mémoire est chiante,
Quand elle n’oublie que le présent.
Katapulte le Sauvage a vu le jour au début de ce siècle dans le 'back store' de la poissonerie de la famille ' le sauvage' (nom peu commun d'origine slave qui eut vite fait de se transformer en Sauvageau). C'est sa grand-mère qui l'initia à la littérature, alors que les entrailles de poisson lui fournissaient un répertoire infini d'anecdotes et de périples fantastiques. Dernières publications : Pour bien commencer l'année..., Et autres nouvelles et El viaje es un juego con el tiempo, pero un juego al final.. Voir tous les articles par Katapulte le Sauvage
